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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 12:50

Creuser, creuser, telle est ma mission.

Je sais que je devrais traiter les problèmes les uns après les autres et donc terminer avec le problème numéro 2 avant de m’attaquer au numéro 3.

Mais je n’aime laisser les murs tremper dans l’eau pendant des jours et des jours ! Je voudrais prendre en charge ce sujet également, en tout cas au moins évacuer l’eau a l’intérieur.

D’où vient cette eau ?

Première possibilité : il y a une circulation d’eaux souterraines sous la maison quand il pleut et ces eaux arrivent a cet endroit.

Deuxième possibilité : Il y a une source a cet endroit ; notre voisin, installe ici depuis 40 ans, nous disait que dans le passe, des rivières passaient dans le coin. Il pourrait y avoir une source.

Troisième possibilité : J’ai observé que de l’eau tombe du toit le matin en raison de l’accumulation de la rosée. Le toit ne couvre pas complètement cette partie de l’entrée devant la maison qui est donc arrosée. Par infiltration – je ne sais comment – l’eau peut ensuite couler en dessous.

 

Quelle que soit la raison, il est important d’évacuer cette eau et, si jamais ce problème se reproduit dans le futur, de pouvoir l’évacuer facilement à nouveau.

 

L’idée consiste a creuser (encore !) sous la plaque en béton, puis sous le mur en brique, puis de parvenir a remonter jusqu'à l’endroit ou l’eau stagne. Apres tout, sous cet endroit, il semble n’y avoir que de la terre.

Apres avoir racheté une nouvelle bêche (j’ai casse le manche de la précédente), c’est donc parti pour une nouvelle séance de creusage.

C’est pas que ce soit vraiment difficile mais c’est long (oui, j’ai déjà dit ca il y a quelques jours, si je le répète c’est que c’est vrai).

Plus on avance sous la dalle en béton, plus l’accès est difficile, plus on souffre (d’autant que j’atteins des couches géologiques très dures).

 

Image049c.jpg

 

Vous voyez que je ne vous raconte pas d'histoires...je n'invente rien ! J'ai vraiment fait tout ce que je raconte !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le creusement en largeur se fait bien, mais en longueur, c’est de plus en plus étroit et dur. En hauteur, en bas, j’ai cette couche très compacte et en haut, c’est du rocher.

Jour après jour, j’avance néanmoins, passe sous le mur de brique( et sous un rocher) et le dépasse d’environ 20 cm.

Par contre, mon trou à cet endroit ne mesure plus que 5 cm de hauteur, je n’ai aucune marge de manœuvre pour creuser vers le haut.

Mon salut devra passer par l’intérieur. Car si l’accès est difficile a l’intérieur, je parviens à me mettre debout.

 

De l’intérieur, malgré l’eau, je peux faire un trou significatif dans la terre. J’essaie ensuite de continuer le travail au marteau et au burin (acquis pour la circonstance). Je parviens à enfoncer ce dernier sur 25 cm. Le burin baigne dans l’eau ; difficile de taper au marteau quand la tête du burin est 3 cm sous l’eau !

De plus, comment savoir si je suis exactement au bon endroit pour creuser ? C’est pas si facile !

Une décision s’impose : Je vais casser une brique de l’extérieur. J’y vois un peu mieux à l’extérieur, la lune et les étoiles m’éclairent et au moins je suis en dehors de la pataugeoire.

Vous l’avez compris, je travaille le soir en rentrant du travail, si je me contente du week-end, je serai encore là en 2011.

Ensuite,…vous connaissez tous le principe du siphon ? Si, réfléchissez, le siphon !

Non, pas « Le siphon phon phon les petites marionnettes, grr ! ».

Si je passe un tuyau, que je suis en dessous du niveau de l’eau et que j’aspire, et si les principes de la physique basique sont respectes, l’eau devrait couler toute seule (être dans l’hémisphère Sud n’a rien à voir le dedans).

Image044c.jpg

 

J’avale pas mal de boue au passage, excepté ce détail, l’idée du siphon se révèle efficace.

C’est déjà ca.

Ce sera plus facile de creuser maintenant.

Enfin facile…sous la boue et l’eau résiduelle (à l’intérieur), une couche solide est résistante. La bêche et le burin s’y cassent les dents.

J’alterne les tentatives, par l’extérieur et par l’intérieur, mais impossible de joindre les 2 bouts, plutôt les 2 trous.

Alors que le désespoir commence a poindre le bout de son nez, alors que l’idée d’emprunter un marteau –piqueur fait son chemin, d’ultimes coups de bêches (par l’extérieur) sont suivis d’un écoulement d’eau. Ouf !

 

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